La commune est souveraine dans la création d'un blason
Antérieurement, au XVIIe siècle, l'autorité n'intervient aucunement dans le dessin ou l'enregistrement des armoiries des villes, hormis dans le cas de concessions qui se produiront surtout à partir du XVe siècle, et par lesquelles le roi seul accorde à une cité le privilège de porter les lis ou d'autres meubles, voire un écu complet selon un dessin très précisé.
L'édit de novembre 1696, le premier, promulguait une "réglementation générale" des armoiries. Encore ne s'agissait-il que d'un édit de finances, qui devait aboutir à l'enregistrement, par les soins des généalogistes du roi, de tous les blasons existants, et à l'imposition d'office, par séries, d'armoiries aux cités qui n'en possédaient pas.
Le décret du 17 mai 1809 rendu conformément à l'avis du Conseil du Sceau déterminera, pour les villes de France, un ensemble de prescriptions qui furent désormais appliquées, dans l'ordre des couronnes murales, des signes distinctifs, des ornements extérieurs. Il demeure le text fondamental, que la législation de la Restauration (ordonnance du 26 septembre 1814), et les dispositions particulières prises sous Louis-Philippe ou Napoléon III ne modifièrent pas de manière sensible.
Présentement, la loi du 5 avril 1884 accorde aux communes la souveraineté totale, en matière d'armoiries. La délibération du Conseil Municipal qui en aura accepté la composition est l'acte officiel par lequel la blason communal acquiert son existence légale. Il s'ensuit que la description de ce blason qui figure au texte de la délibération devient la description officielle de ces armoiries.
(Extrait du texte de réglementation de la délégation aux célébrations nationales de la direction des archives de France)